6 décembre 2017

 Tournée littéraire d'Armel BOB (Belgique) en Bourgogne


              Dans le cadre de la 1ère Caravane de la Francophonie en Bourgogne, le Centre Francophonie de Bourgogne a pris en charge l’organisation de la venue d’Armel JOB (Belgique).

                Armel Job et né en 1948 à Durbuy (Belgique) non loin de Liège, dans une famille qui comptait quatre garçons. Son père était matelassier. Il fait ses études secondaires comme interne dans le bastion des études classiques du Luxembourg, le séminaire de Bastogne. Il y acquiert une solide formation axée sur les langues anciennes. Ensuite, il entre à l’université de Liège et acquiert le titre de licencié agrégé en philologie classique. 
              À partir de 1970, il enseigne le grec et le latin pendant vingt-trois ans au séminaire de Bastogne. Au cours de cette période, il publie de nombreux articles philologiques et pédagogiques. En 1993, il prend la direction de son école, poste qu’il quitte en 2010 pour se consacrer entièrement au roman.
Il est l’auteur d’une vingtaine de romans et de 2 pièces de théâtre.
 Armel JOB est un auteur majeur de la littérature contemporaine d’expression française belge.
C’est ainsi qu’il collectionne les prix :
 Prix René-Fallet (2001) du 1er roman pour Femme manquée
Prix Victor-Rossel des jeunes (2002), le Goncourt belge et le prix des lycéens (2003) pour Héléna Vannek (éd. Robert Laffont et Mijade)
Le prix Simenon (2010) et à nouveau prix des lycéens (2011) pour Tu ne jugeras point (Robert Laffont)




Armel Job (écrivain Belgique) et Claude Thomas (CFB) dans la BM historique de Tournus




                      Programme : Rencontre-débat à la BM de Tournus (71), le mardi 14 novembre à 18h30

BM de Tournus

BM de Tournus





          






                      Mercredi 15 novembre:
                       de 9h à 11h.  de 9h à 11h. Dialogue avec des lycéens du lycée horticole de Tournus et du lycée vinicole de Davayé-Macon 
                     de 14h à 16h.  Echange avec le club lecture du lycée de Tournus.
                   Et, à 19h Rencontre-débat à la BM de Saint Symphorien de Marmagne (71)

         Outre Dans la gueule de la bête, Tu ne jugeras point et En son absence sur lesquels les rencontres-débat, en bibliothèque, ont porté, le Centre Francophonie de Bourgogne recommande 3 autres romans de grande qualité:
                                              Baigneuse nue sur un rocher (Espace nord)
                                              Héléna Vannek (Mijade)
                                              Loin des mosquées (R.Laffont)
 Tous ces titres sont à disposition des lecteurs dans le fonds francophone du Centre Francophonie (5100 titres), à la BM de Le Breuil (71).

 Voici pour info, une présentation de 3 oeuvres d'Armel JOB:

Dans la gueule de la bête
                              D’ARMEL job   (Espace Nord)

               Roman fort passionnant et très bien construit que « Dans la gueule de la bête ». La bête étant le nazisme, c’est une histoire qui se déroule en Belgique sous l’occupation allemande.
 Le récit :
 Tout un réseau constitué de notables (surtout notaires, mais aussi ecclésiastiques) essaie de sauver des familles juives en particulier des enfants.
            Une brave dame, veuve et peu fortunée, madame Guignard, offre/loue une pièce dans sa maison à Grégoire, un juif marié qui se cache. Mais la fille de Mme Guignard, en mal d’amour, rencontre Jean, un homme avec qui elle pourrait se marier. Et s’accroche à cet espoir comme un pendu à son arbre. Mais pour se marier, il lui faut un logement et ce logement nécessite de l’argent qu’elle n’a pas.
             Sa mère sollicitée, refuse et Angèle qui a repéré le locataire clandestin et s’aperçoit qu’il est juif, va le dénoncer aux autorités, son amoureux tant un collaborateur.
              L’un démasqué entraine un autre, puis des couples, puis des enfants, ils sont arrêtés, et des membres du réseau, notaires et prêtres seront aussi incarcérés.
              Des religieuses, aidées par un ancien séminariste, mais maintenant clerc de notaire, vont sauver des enfants, en les accueillant dans leur pensionnat, surtout une petite fille que le clair de notaire leur amène. Mais nombreux seront les Juifs qui périront comme partout en Europe comme ici à Liège.
            Armel Job, en maître romancier, précis et observateur, analyse l’âme humaine pendant ces épreuves. Ne voit-on des gens bien sous tous aspects qui nient tout à coup et leurs convictions et toute morale ?
           Mais Armel job sait descripter, au fond de ces traits forcés ou volontaires, le remords caché, le poids de la faute, et en fin de compte, le mal-être quand on a envoyé à la mort des personnes  qui n’ont rien fait, si ce n’est d’être nés autre.
        Autre aspect qu’Armel Job soulève, le jeu machiavélique de l’occupant qui connait le ressort (la peur, le désir de s’en sortir…), en se jouant avec cynisme et sans état d’âme, de la peur des personnes soupçonnées.
       Pour les nazis, ces êtres formatés à la négation de l’autre, point de remords ; seul compte le résultat : l’élimination des races honnies. 
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 Citations :
« Jamais, nulle part, il ne faut se fier au pouvoir, ni maintenant, ni plus tard. Le pouvoir corrompt infailliblement. Quiconque, si généreux soit-il, qui met le pied dans le marécage public, ne peut prétendre en sortir » (p.237)

La bête n’est jamais que celui du pouvoir et le pouvoir est perte de soi ou engloutissement.
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                                 Tu ne jugeras point d’Armel Job 
                
        (Mijade édition) Belgique  roman  (Prix des lycéens  littérature 2011)

              Dans une petite ville de Belgique, un enfant dans son berceau disparaît à la porte d’un magasin. La mère affolée, et on le comprend, court dans tous les sens. Cependant le bonnet du bébé est trouvé non loin du magasin sur les pavés.
             Qui a enlevé l’enfant ? Un pédophile ? Comme l’avancent des commerçants, un détraqué ? Une femme en mal d’enfant ? En tout cas, cette femme qui adore ses 4 enfants semble inconsolable et son mari, plutôt taciturne, la console comme il peut sans y réussir.
             Les enquêteurs vont essayer de démêler l’écheveau des silences, contradictions, de recouper témoignages et itinéraires.
             Tout prouve l’innocence de cette femme sans histoire.
 Mais qui a bien pu faire disparaître l’enfant ?
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En son absence
                             D'Armel JOB        (Edition Robert Laffont)

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Le roman se construit par date au jour le jour :
                   17 mars 2005
                                           18 mars/
                                                              19 mars 
                                                                                     et 20 mars
                                   Et en 20 chapitres
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Présentation
            Bénédicte part au collège, comme chaque matin. Elle se rend au point de ramassage scolaire où le bus de Julien doit la prendre. Mais sur son chemin vers un pont, elle aperçoit, en contre bas, son chat Silvio qui a disparu récemment. Elle cherche tout naturellement à le récupérer. Et elle rate le car au grand dam de Julien, le chauffeur, qui s’est pris d’affection pour cette gamine.
       En remontant sur la route, Walter, le bûcheron, en mal de présence féminine l’aperçoit alors qu’elle remonte sur la route, et la prend en voiture comptant la déposer à son collège. Bénédicte, sur un coup de tête, lui demande de la laisser à la gare et lui raconte qu’elle va rejoindre sa correspondante sur la côte, à Haanzee, et Walter, en chevalier servant, décide de l’y emmener, lui aussi sur un coup de tête. La présence de cette ado lui fait du bien.
Bénédicte pour la famille a disparue. A-t-elle été enlevée, violée, est-elle séquestrée ? L’affaire Dutroux récente est dans toutes les têtes. Débute alors une chasse à la jeune fille introuvable.
        Les parents de Bénédicte, actuellement divorcés, font bloc et le plus acharné, est Mehdi, le père ; sans doute doit-il se faire pardonner que c’est lui qui a quitté le domicile familial pour sa secrétaire.
        Le couple de Julien est lui aussi affecté. D’abord par cette affection cachée pas bien claire pour Julien lui-même mais surtout parce que Bénédicte aurait eu le même âge qu’Annélise, leur fille, copine de Bénédicte, en plus, morte à 4 ans.
       Le couple de Walter, lui, éclate au grand jour. La jalousie maladive de Julie, l’épouse y est pour beaucoup. Et cela explique le départ de Laura leur fille pour un travail dans les Ardennes françaises.
       Walter, revenant sur terre, tombe des nues en voyant l’avis de recherche de la gendarmerie. Il prend peur car il a honte et se réfugie dans sa cabane de pêche.
       C’est ce drame qui émeut tout le village qui fait resurgir haines, brouilles, passions, rancunes d’autrefois et même le racisme gratuit, toujours sous-jacent.
       Le différent passé entre Julien et Walter refait surface, Mehdi attribue à Julien des vues sur sa fille, ; les gens ne se contrôlent plus, une pétition contre un innocent est lancée alors qu’aucune preuve n’est confirmée.
       Et cette Mme Maca, le mal incarné, qui garde à Laura une rancune puisque son neveu s’est suicidé ou voulu faire le malin par dépit amoureux, profite de cette méprise pour se venger sur Walter.
          Heureusement il y a les jeunes qui seuls ont les pieds sur terre, surtout Ferdi et Laura et même Sandra, sans doute, pour elle, le moyen d’exister et de sauver sa relation avec le père de Bénédicte.
            On notera le malaise apparent de Sandra : regret, sentiment de vie gâchée avec la conscience de ne pas compter pour Mehdi.
            Armel Job, comme dans ces autres romans, décortique le mal être, l’incertitude des gens face aux évènements de la vie.
         On reste sur l’impression que peu de gens sont sereins et que toujours, quelque chose empêche le bonheur.
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Citations :

p. 78 « L’homme heureux, dirait-on, a faim de malheur. »  
p. 181 « Devant le chagrin, tout le monde s’incline. Le chagrin exalte, il transforme en saints ceux qui souffrent. Mais le chagrin est pervers. Il fait de nous des égoïstes qui n’ont même pas honte de l’être puisque c’est en son nom qu’on nous isole sur un piédestal offert à la vénération ».
 p. 230 « La vie, hélas, n’est pas un roman. Ce qui a été ne saurait disparaitre d’un coup de torchon. »
p. 250 « Saccager l’enfance, c’est saccager la vie elle-même, quand elle tente de remettre un peu d’innocence parmi nous. »
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5 décembre 2017

La 1ère Caravane de la Francophonie en Bourgogne

      


                  Le Centre Francophonie de Bourgogne (Le Breuil 71) et la Maison de la Francophonie d’Auxerre (89) se sont unis en vue de mieux faire connaitre, en Bourgogne, les richesses de la francophonie.
                   En 2015, ces deux structures se sont rapprochées et ont élaboré une charte appelée « Réseau des Acteurs de la francophonie en Bourgogne ».
A ces deux membres fondateurs sont venus se joindre des partenaires comme Afrik’aucoeur (Auxerre), Bourgogne Québec (Charolles), partenariat Nord sud solidarité Mali(Dijon) et d’autres encore.
                   Ainsi pour 2017, a été lancée, la 1ère Caravane de la Francophonie en Bourgogne.
               Entre le 20 et le 24 novembre, la venue 5 personnalités francophones, était programmée.

Ainsi sont intervenus :
           Janine Mansard, écrivaine, (Suisse) à Auxerre et Vézelay, Rencontres-débat autour de son œuvre.


          Armel JOB, écrivain, (Belgique) à Tournus et à Saint Symphorien de Marmagne, proche de le Creusot, Rencontres-débat autour de son œuvre.



   
       Annabel Loyola, réalisatrice, (Québec) à Charolles, projection du film « Le dernier souffle : vie et déclin de l’Hôtel-Dieu de Montréal »

        



Carole Reynaud-Paligot, Universitaire à Paris Ier
 conférence, à Dijon, intitulée
 « Racisme au Nord ; difficultés économiques et sociales au Sud.
 Quels héritages post-coloniaux ?».








Tierno Monénembo, écrivain, (Guinée), prix de la francophonie devrait être le 5ème intervenant.


5 novembre 2017

Les 5èmes Rencontres de la Diversité



         Les 5èmes Rencontres de la Diversité seront des journées citoyennes et humanistes, de partage et d’échanges et de dialogue.



5e rencontres de la Diversité

Du mercredi 22 au samedi 25 novembre 2017

4 jours de rencontres et de débats, 8 auteurs dans 5 lieux

Richesses de la Diversité

MERCREDI 22 novembre 2017 
 à 20h30 : au C2 à Torcy :                                                                        (participation libre aux frais)
Film TIMBUKTU, d'Abderrahmane Sissako  (7 César, en particulier Meilleur film et Meilleur réalisateur en 2015)  Projection suivie d'un échange avec le comédien Abel JAFRI qui joue un des rôles principaux dans ce film.  
Abel Jafri est un comédien français qui a passé son enfance à Montchanin.
Il est aussi auteur d'un roman : Les dattes d'Aoulef.

JEUDI  23 novembre 2017
 Jeudi 23 novembre 2017  Le matin Abel Jafri rencontre les Lycéens (film Timbuktu)
 Jeudi 23 novembre 2017 après-midi et vendredi 24 novembre le matin : Interventions des auteurs dans différents lieux : Lycée du Creusot, Régie des territoires Le Creusot, Maisons des familles à Torcy... : Abel Jafri, Lucy Mushita, écrivaine (Zimbabwé), El Hassane Aït Moh (Maroc), Jeanine Valignat.

            à 18h30 : à la Bibliothèque municipale de Montchanin :
De Montchanin au Festival de Cannes : un beau parcours !
Rencontre-débat : Abel Jafri revient sur les lieux de son enfance, autour de sa vie à Montchanin évoquée dans son roman Les dattes d'Aoulef.                                       (entrée libre)
                                         
            à 18h30 : à la Maison des Familles à Torcy :
Rencontre-débat suivie d'un repas partagé avec les écrivains suivants : Jeannine Valignat et Lauric (Nantes) : Shégués, enfants du silence ; Lucy Mushita (Zimbabwé): Chinongwa ; El Hassane Aït MOH (Maroc) Le thé n'a pas la même saveur et Les jours de cuivre    (entrée libre)                                                                                         

VENDREDI  24 novembre 2017, l'après-midi
à L'Escale, au Creusot (promenade du Midi)
 -17h15 : Inauguration des 5èmes rencontres de la Diversité ;
 -18h : «Pourquoi l'autre, l'étranger, fait-il peur ? » Conférence (suivie d'un échange) du sociologue franco-marocain El Hassane Aït Moh sur le mécanisme de rejet ou de peur. Avec l'intervention de la psychanalyste Marie-Josèphe Eril. 
 - 19h30 : Buffet des associations                                                                                          (entrée libre)
 - 20h30 : SOIRÉE-CABARET :  SOUS LA CASQUETTE DE GAVROCHE : Chansons écrites et interprétées par Françoise Mingot, accompagnée au piano par Cathy Beaumont.                                                                                                                                                                                           (entrée libre)                 
SAMEDI 25 novembre 2017 
            Le matin, à 10h30 : à la Médiathèque du Creusot :
Café littéraire : Exilés, réfugiés, migrants...  Peur de l'autre ou richesse pour tous ?
Avec El Hassane Aït Moh (Maroc), Abel Jafri, comédien et auteur, Yudit Kiss (Hongrie/ Genève), Lucy Mushita, écrivaine (Zimbabwé), Jeanine Valignat (avec Lauric Nseka), Gérard Gaillaguetpoète, romancier et diseur.                                                                               (entrée libre)                                                
            L'après-midi et la soirée à L'Escale
 -14h30 : Des enfants porteraient-ils malheur ? Les « enfants sorciers » du Congo : Jeannine Valignat, auteur de Shégués, enfants du silence (éditions Wallada) en présence de Lauric, un jeune témoin (de RDC).                                                                                                             (entrée libre)

 -15h30 : « Dialogue interreligieux pour mieux vivre ensemble » : Conférence-débat avec Mohamed Larbi Haouat (Tunisie), Président d'ASILEC, Représentant de l'AESAL à  l'UNESCO.                                                                                                                                                                                                        (entrée libre)

 -17h :  en collaboration avec l'association Femmes solidaires du Creusot
Des combats de femmes : Témoignages de migrantes avec  Samia Messaoudi, auteure, journaliste (presse, radio et télé) et militante de l'association « Au nom de la mémoire », avec Lucy Mushita, écrivaine (du Zimbabwé , Africaines d'hier et d'aujourd'hui) et Yudit Kiss, auteure d'histoire de femmes migrantes en Suisse.                                                       (entrée libre)                                              
Modérateurs du Débat: Laure Gressard (femmes solidaires Le Creusot) et Claude Thomas
 -19h : SOIRÉE FESTIVE à L'Escale :
Repas (Buffet des associations) ;                                                                                           (entrée libre)
Musiques du monde, chants et danses : groupe antillais, chorale des Italiens, groupe portugais, violoniste, etc.                               
*******
Pendant les journées de vendredi et samedi à L'Escale :
-Présence du caricaturiste tzigane  Ricardo;
-Présentation d'une table-librairie des différents auteurs : El Hassan Aït Moh, Abel Jafri, Yudit Kiss, Françoise Mingot, Lucy Mushita, Jeannine Valignat...

Au cours de toutes ces journées : Réalisation par des Lycéens d'un Journal des Rencontres (8 pages couleur), avec le soutien du CLEMI.

2 novembre 2017

Accueil de la conteuse martiniquaise JALA

JALA à l'accompagnement scolaire de TORCY (71)
(le mardi 9 mai 2017)

Publication en retard due à des ennuis d'ordinateur (orage)

















Le Centre Francophonie de Bourgogne (CFB) a accueilli pour une séance la conteuse, marionnettiste martiniquaise JALA Lafontaine, également éditrice. 
Cette artiste a fait découvrir aux enfants de l'accompagnement scolaire de la ville, la culture, les contes et légendes de son île natale.
La venue de Jala s'est effectuée dans le cadre du 8ème Festival "Outre mer en Bourgogne" (O.M.B.), du 6 au 14 mai 2017, festival organisé par l'association "les Amis des Antilles", présidée par Christiane Mathos, par ailleurs restauratrice de Douce-Heure.

 Par des marionnettes facétieuses et polissonnes, les enfants ont touché du doigt l'imaginaire de cette contrée du monde.
 Bref aperçu mais joie des enfants et des quelques parents qui étaient aussi présents.


27 mars 2017

Pour le 20 mars, jour de la francophonie


                            Célébrons la langue française

Le Centre Francophonie de Bourgogne (Le Breuil 71-France) et la semaine de la langue française.

                             Le Centre Francophonie de Bourgogne (CFB)
                           (www. http://cfrancophonieb.blogspot.com/) 
profite de la semaine de la langue française pour souligner les mille et une richesses de notre langue et illustrer, par un scénario, les nombreuses subtilités du français, langue universelle, parlée sur les 5 continents, dont les Français peuvent se réjouir.
En cette période électorale, riche en affaires de toutes sortes (passées, présentes et sans doute, à venir), où l’argent est roi, imaginons un scénario. D’aucuns nous diront qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Quoique ! Cependant, plus on a les moyens, plus on a la possibilité d’éteindre l’incendie et, par conséquent, d’en  diminuer la fumée.
                        Quelqu’un d’indélicat (nous ne donnerons pas de noms) aura maille à partir avec la justice. Comme le dit l’adage, qui sème le vent récolte la tempête. Bref, la justice, c’est son rôle, devra démêler le vrai du faux. (départir), départager la maille (sous division du sou au Moyen Age) pour connaître la vérité et rendre son dû à chacun. S’il est jugé coupable, il sera mis en prison, en taule, à l’ombre, au violon, à l’abri, c’est selon. Il existe une foultitude de termes français dans ce domaine comme pour l’argent, l’avarice ou le sexe.
                       En prison, il sera sous la surveillance de gardiens de prison, geôliers ou autres matons. Avec le mal être de ces fonctionnaires en ce moment, il est fort possible qu’un mouvement de grève se déclenche. Ils feront grève. (Faire grève, à l’origine, consistait à venir se placer sur la Place de la Grève, à Paris, l’actuelle Place de l’Hôtel de Ville, et attendre un patron qui voulait bien donner du travail pour la journée).
                    La grève est la bienvenue pour notre prisonnier. Une aubaine !  La surveillance se relâchant, notre homme leur fausse compagnie. Il s’évade, se fait la belle, se carapate, se sauve, s’échappe, se fait la malle, se tire sans demander son reste (laissant ceinture, lacets, montre, argent, que sais-je) et prend la clef des champs. Comme il est pressé et on le comprend, il prend ses jambes à son cou, met les bouts, prend la poudre d’escampette (la poudre étant la poussière du chemin tant il faut faire vite…). Pas le temps de bayer aux corneilles et encore moins d’avoir les deux pieds dans le même sabot !
                    Pas fou ! Il se doute qu’on voudra lui remettre la main dessus. S’il aperçoit l’ombre d’un uniforme, la peur du képi (mot d’origine allemande) lui fera tourner casaque (mot d’origine turque). Tourner casaque, fuir ou tourner sa veste. Tiens, l’actualité décidemment, revient en force avec tourner sa veste, triste spectacle de certains hommes politiques, ces derniers temps.
                    Dans la nature, sans un sou vaillant, il ne peut pas vivre de l’air du temps. Il  lui faut donc trouver de l’argent, du pognon, du blé, de l’avoine, de l’oseille, puisqu’ il n’a pas un rond.
                   Pour se consoler, il peut rêver, à Crésus, le dernier roi de Lydie, (Turquie actuelle), qui se vantait d’être très riche, grâce, entre autres, à la rivière Pactole, qui coulait dans son domaine charriant des pépites d’or qu’il lui suffisait de faire ramasser.
              Fatigué par toutes ces émotions, notre fugitif se couchera avec les poules et se lèvera, le lendemain matin, frais et dispos, dès patron minet, pour suivre son destin. (Patron: le petit du chat, du minet). L’avenir n’appartient-il pas à celui qui se lève matin, comme le prétendait le président américain Roosevelt ?
                   On le voit, à travers cette histoire, tirée par les cheveux, j’en conviens, le français est riche. Il s’enrichit sans arrêt et partout.
                   Au Québec, outre le stop qui est remplacé par « arrêt », on verra sur les routes « réparation » à la place de travaux et « détour » pour déviation.
                  En Afrique, on dira cadeauter pour faire un cadeau. Peu importe le cadeau, (costume, souliers, diamants…). Mais vaut mieux ne pas régler en monnaie de singe, si on ne veut pas se créer d’ennui. 
Au Moyen Age, à Paris, au Pont au change, en bas de l’avenue Saint Michel, existait un péage pour entrer dans la Cité. Comme les cirques n’introduisaient pas de marchandises, on faisait faire aux singes des grimaces d’où l’expression, payer en monnaie de  singe.
                 En Haïti, la loterie se dit la borlette.
                Ainsi, notre langue est irradiée par l’histoire, les territoires et les peuples où elle est parlée.
               Une langue forme la pensée, véhicule des valeurs et façonne les individus.
Beaucoup d’écrivains, de par le monde, s’expriment en notre langue ; ils y voient un langage de liberté, non limité par des tabous liés à la religion, à la sexualité ou à l’autorité.
                 A l’instar des grandes langues, le français peut exprimer l’universel, l’explicite et le sous entendu, le concret et l’abstrait, le technique et le philosophique. Il a des termes pour tout. Des mots pour les situations grillagées de souffrances ou zébrées d’éclairs d’espoir et d’autres poétiques pour dire que « La vie fuit dans l’épuisette trouée des ans » (Caya Makhélé)a .
                 Le Centre Francophonie de Bourgogne, dont environ 5000 ouvrages francophones des 5 continents, sont à disposition des lecteurs, à la BM de Le Breuil (71 France), utilise cette richesse et tente de la faire partager aux habitants de notre région, en invitant régulièrement des artistes ou auteurs francophones, avec l’aide des institutions d’Etat et des collectivités locales.  


                    Voici quelques personnalités francophones invitées par le Centre Francophonie de Bourgogne depuis plusieurs années:     
                                       
Alexandre NAJJAR (Liban)

Khaled OSMAN (Egypte)




Sonia CHAMKHI (Tunisie)





Nora ACEVAL, conteuse (Algérie)




Henri LOPES (Congo Brazzaville)




Anne CUNEO, romancière (Suisse)





Tahar BEKRI, poète (Tunisie)




Denis POURAWA, poète kanak (Nouvelle Calédonie)

Mohamed Nédali (Maroc)

Ousmane DIARRA (Mali)

Véronique TADJO (Côte d'Ivoire)

Francine ALLARD (Québec)

Ying CHEN Vancouver (Canada)

Bâ , joueur de kora (R.D.du Congo)
Nadia CHAFIK, universitaire/écrivain (Maroc) 

Caya Makhélé, poète, dramaturge, conteur (Congo Brazzaville)


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