Trois poètes Québécois accueillis au Centre
Francophonie de Bourgogne
Danielle Fournier, Bernard Pozier, Fabienne Roitel |
Le mercredi 11 mars 2015, Danielle Fournier, Bernard
Pozier et Fabienne Roitel ont fait escale à Le Breuil et le Creusot, en Bourgogne. Grâce à la
collaboration entre la Voix des Mots (Dijon) et l’association Bourgogne-Québec,
le CFB a pu recevoir, en l’espace d’une journée ces 3 poètes de la Belle Province.
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L'accueil au CFB, Le Breuil (France) |
La journée a
commencé par une rencontre entre Bernard Pozier et 2 classes/coiffure du lycée
Léon Blum, au Creusot.
Très intéressante rencontre.
Une classe à l'écoute |
Après un repas
pris en commun, Bernard Pozier est parti pour Trizy, près de Cluny pour une
rencontre en soirée au Foyer rural.
Danielle
Fournier, Fabienne Roitel accompagnées d’Yves Bouin, poète lui-même et directeur
de Tempspoésie de DIJON et des membres du CFB ont découvert quelques aspects
historiques et culturels du Creusot.
Le soir, à
18h30, Fabienne Roitel a été accueillie à la BM d’Ecuisses où est venu se
joindre Claude Vercey, poète, dramaturge et critique (Chalon sur Saône) et
longtemps animateur de l’association « Impulsions ».
Marie-Françoise Bernigaut, la secrétaire du CFB et
accompagnatrice à Ecuisses en a établi le compte rendu.
Fabienne
Roitel à la bibliothèque d’Ecuisses
L’un est bourguignon : Claude Vercey habite Chalon et contribue aussi activement à la revue Décharge.
Fabienne Roitel vient du Québec. Elle ne s’en est pas cachée : sa poésie naît de tout ce qui compte pour elle dans sa vie : sa famille, son entourage, son quotidien, son passé, les lieux auxquels elle est attachée car sa poésie est souvent descriptive.
Toujours habitée par son enfance en Franche-Comté auprès de ses grands-parents, Fabienne Roitel parvient à plonger le lecteur dans ses souvenirs vivants et doux. Mais aussi l’évocation des grands espaces du Québec, dans lesquels elle vit à présent, ont su faire rêver un public attentif. Son travail sur la mémoire éveille en chacun d’entre nous le goût de partager cette expérience.
Mais une poète ne saurait se situer hors du monde. Dans sa conversation à bâtons rompus ont été évoqués aussi la défense du français au Québec, les luttes des écrivains et celles des Souverainistes. D’ailleurs, la grande effervescence actuelle au Québec repose sur le militantisme de nombreuses femmes. Car être poète, c’est aussi être militante, s’engager, et la poésie doit jouer pleinement son rôle.
Le dernier ouvrage de Fabienne Roitel, paru aux éditions GID, s’intitule À Claire-voie. Il s’agit d’un dialogue entre ses poèmes et les œuvres picturales de Maryse Bédard, dont certaines sont même présentées dans leur évolution. Le travail de mémoire de l’une crée un écho chez l’autre et le lecteur y trouve sa place. Maryse a exprimé ainsi leur préoccupation de « rendre le plus juste possible la coïncidence des émotions pour qu’elles puissent, à leur tour, se réverbérer chez les autres, ne pas rester images ou lettres mortes ».
Nous vous invitons à découvrir ce superbe livre qui donne à voir, à lire et à entendre, dit Sylvie Nicolas, le chant de «ces bonheurs qui risquent de nous échapper ».
Quant à Danielle Fournier, accompagnée de Yves Bouin et Claude Thomas, elle a été reçue à la BM de Saint Léger sur Dheune, petite ville sur le canal du Centre et port plaisancier.
Public ravi, conséquent et très à l’écoute.
Le public attentif à Saint Léger sur Dheune |
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Danielle Fournier |
Cette belle rencontre s’est achevée dans l’amitié et le partage autour de crus bourguignons.
Et nos amis
Bernard Pozier avec Yves Bouin |
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Claude Vercey |