Rencontre avec
Isabelle Picard (Québec), romancière, lauréate du Prix France-Québec 2025, pour
son roman
« Des glaçons
comme du verre » (Flammarion-Québec).
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| Le titre québécois |
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| Le titre édition française |
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| Isabelle PICARD |
Isabelle, accompagnée de Marc Martin, délégué national, a fait étape, le mercredi 29 avril, à la médiathèque de Chauffailles (Bourgogne). Rencontre sollicitée et mise en place par Georges PIERRE, Pt de Bourgogne-Québec.
France
Mélençon Bourgeat, grande lectrice, transfuge québécoise, qui a choisi de se
fixer dans ce coin de Bourgogne, assurait le rôle de modératrice de la
rencontre.
Accueil
sympathique de Sylvie GUILLAUME, la directrice de la médiathèque et de Merzouk
BOUADDOU, bibliothécaire.
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« Des glaçons
comme du verre », titre québécois, retrace la triste histoire d’une famille
Wendate (Huron), la propre famille de l’autrice.
Petit rappel
du récit
Henri, le père
de famille est Wandat, son épouse, Belle, est une Blanche et leurs faits et
gestes sont encadrés par les lois sur les Indiens, avec droit de regard sur
leur vie de la part de l’agent des Affaires Indiennes, l’agent Biel, dans le
roman.
A la mort de
Belle, d’un cancer, Henri, le père de cette famille de 10 enfants voit sa vie
s’écrouler. L’administration, via Biel, n’aura cesse de lui retirer ses
enfants, les uns après les autres.
Liliane,
l’aînée, âgée de 14 ans prend en charge la famille. Alors que le père brisé,
sollicite les conseils de ses ancêtres et se réfugie dans l’alcool, Liliane,
belle figure humaine, dans le livre, (en fait, la tante de l’autrice), sera
toute sa vie le lien fragile mais tenu de cette famille dispersée.
C’est encore
Liliane, « la sœur-mère », qui cherchera sans relâche, ce qu’est devenue la
petite Claire, l’avant-dernière de la fratrie, littéralement arrachée, en
pleurs, à son père et à sa soeur; car on n’a jamais su dans quelle famille elle
avait été placée. Liliane retrouvera, non pas Claire, morte en couches, mais sa
fille, Marie-Josée.
Un grand livre
de l’humain, témoin de lois iniques d'un colonialisme qui ne dit pas son nom...
Mais livre
aussi du besoin de « Fouiller les endroits sombres de la mémoire » (Isabelle
Picard).
Dans une
interview, Isabelle Picard précise : « J’avais besoin de combler des trous.
J’avais besoin de savoir… » et elle ajoute, à juste titre, « Connaître son
histoire, sa langue, sa spiritualité vient insuffler une force intérieure
incomparable chez un peuple » et à travers la langue : « Toute la vision du
monde qui est derrière… »
« Des glaçons comme du verre », un livre touchant et sensible. A découvrir.
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| Le public |
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