26 avril 2018


ACCUEIL DE L’écrivaine Liss KIHINDOU (Congo Brazzaville)




                          Le Centre Francophonie de Bourgogne (CFB) a accueilli l’écrivaine, franco-congolaise, Liss KIHINDOU, qui est aussi poète, auteure d’un album jeunesse et critique littéraire, tournée en particulier vers les littératures d’Afrique Noire.

A la Maison des Familles
A La maison des Familles
                         











                   Liss est intervenue à la Maison des Familles de Torcy (71 France), le mardi après-midi, 24 avril de 14h30 à 16h. 

                 Cette conférence-débat, animée par Claude Thomas, le président du CFB, a porté sur les écrits de l’auteure, ses nouvelles, son roman, ses poésies, son livre jeunesse, mais pas seulement. Ont été aussi abordés l’image du Noir, la place de la femme africaine, l’esclavage, l’importance des racines, la tolérance et le partage entre les cultures, ce que traduit très bien son roman, Chêne de Bambou, deux morceaux, deux chaines entre 2 cultures.

                 A travers La morsure du soleil (L’Harmattan) (poésie), Détonations et Folie (L’Harmattan) (Nouvelles) et Chêne de bambou (Anibwé) (roman, genre épistolaire), Liss Kihindou se dévoile et expurge des morsures de l’existence : la guerre civile qu’elle a vécue, la séparation de ses parents, à l’adolescence, la détresse des populations, les exactions en tout genre. Et cela laisse des traces indélébiles sur une existence.
Liss a su en faire un œuvre à partager.

                       



 L’auteure, de grande culture, passionnée de littérature, sensible et à l’écoute, a toujours répondu avec clarté et modération.

De 17h à 18h, Liss a rencontré des enfants de l’accompagnement scolaire de Torcy. Elle a présenté et raconté l’histoire de M Wananan, la petite fille qui parlait aux animaux, son livre Jeunesse, chez l’Harmattan et une autre histoire.


Les enfants Accompagnement scolaire












           De 20h30 à 22h, ce fut une autre rencontre-débat, à la BM de Saint Léger sur Dheune (71 France). Public passionné par la littérature et ouvert, accueil chaleureux de tous, gentillesse de tous les bibliothécaires bénévoles qui avaient prévu pâtisseries et vins du pays, en particulier Gisèle et Marc Emptaz, qui nous ont reçus à dîner en leur demeure personnelle.

A La BM de Saint Léger sur Dheune

               Le mercredi matin 25 avril, ce fut une tout autre rencontre.
Après contact avec un professeur de français, Nadia Durand, il était prévu 2 rencontres d’1h avec des groupes de lycéens du lycée Le Sacré Cœur de Paray-le -Monial (71 France).



Nadia Durand, professeur de français, l'initiatrice des rencontres, est la 2ème à droite

                L’établissement avait orienté leur étude en littérature, cette année, sur la négritude et la place de la femme africaine. 
              Là aussi, rencontre intéressante, dialogue assez libre avec le 1er groupe, plus lourd avec le 2ème, mais des messages sur la tolérance, l’image de l’autre, l’importance du dialogue, la nécessité de la lecture ont pu être délivrés. Accueil chaleureux de l’équipe pédagogique.

             De belles rencontres et un grand merci à Liss Kihindou dont on a pu apprécier le côté humain chaleureux.
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28 mars 2018

Un aperçu des activités du Centre Francophonie de Bourgogne




          Un aperçu des activités du Centre Francophonie de Bourgogne
(Le Breuil 71 France)


         Le 17 mars 2018 : visite au salon de livre de Paris.
 Rencontre avec Anne Bihan, responsable littérature (entre autres) de la Maison de la Nouvelle Calédonie, à Paris. (Achat de livres)

Anne Bihan, Maison de la Nouvelle Calédonie (Paris)

          Rencontre avec Horia Badescu (Cluj), poète, dramaturge, ancien directeur du Centre culturel roumain de Paris
Horia Badescu
         Rencontre avec Christian Guay-Poliquin, prix France-Québec 2017, (Sous la neige), de Catherine Buquet, prix littéraire des enseignants, (pour l’album Sous le parapluie), au stand Québec, et achat de livres
Christian Guay Poliquin (Québec)

           Rencontre avec Armel Job, romancier belge, Véronique Tadjo, romancière de Côte d’Ivoire, Liss Kihindou, romancière (Congo Brazzaville), Halima Hamdane, conteuse et romancière marocaine, Bernard Magnier, directeur collection Afrique (Actes Sud).
Halima, conteuse (Maroc)

Véronique Tadjo, auteure (Côte d'Ivoire)
Armel JOb, romancier (Belgique)


Liss Kihindou, romancière, poète 
et critique littéraire (Congo Brazzaville)
Bernard Magnier











  

  Rencontre avec Juliette Plé, attachée de presse (Seuil) et achat livres jeunesse
     Rencontre avec Pierre Vanderstappen, attaché littéraire du Centre Wallonie Bruxelles (Paris) et avec Muriel, directrice de la librairie de Belgique (Paris)

Pierre Vanderstappen
    Contacts et achats de livres au stand Maroc, au stand Océanie, aux Editions de l’Aube, au stand « Lettres d’Afrique ».

Nadia Essalmi, éditrice de Yomad (Maroc)
Amina, éditrice de Yankow Al Kitab (Maroc)


       Lundi 19 mars. Avons donné une Conférence au Centre social de Montceau-les-Mines (71) sur le thème « Mieux vivre ensemble dans la dignité », en traitant 3 thèmes:  La place de la femme, 
                                                      L'identité
                                                      La religion

La conférence " Mieux vivre ensemble dans la dignité"

       Mardi 20 mars : Rencontre-débat avec l’écrivain québécois, Christian Bilodeau, à la BM de Montchanin (71)

Christian Bilodeau, romancier (Québec)
Le public à la rencontre-débat
avec Ch. Bilodeau










       Les 24 et 25 avril : accueil de l’écrivaine, poète et critique littéraire, Liss Kihindou (Congo Brazzaville).

       Les 26 et 27 avril : Accueil de la conteuse Bibata Roamba (Burkina Faso)
Bibata, conteuse burkinabée

         Les 27 et 28 avril,
en partenariat avec l’association amie Sham's (le Creusot) : accueil du conteur marocain Mohamed Bouazzi.

Mohamed Bouazzi, conteur marocain

         Le samedi 28 avril : visite au salon de Genève. Rencontre prévue avec l’écrivaine hongro-suisse, Yudit Kiss, Jannine Massard, romancière suisse et l’éditeur suisse, Bernard Campiche.

Jannine Massard, auteure suisse

           







 A noter que, chaque 1er mardi du mois, le Centre Francophonie de Bourgogne anime un atelier d'écriture à la Maison des Familles à Torcy (entre 10 et 16 participants).

Une séance, une partie des participants
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25 mars 2018

Rencontre-débat avec Christian Bilodeau (Québec)


Accueil de Christian BILODEAU, écrivain (Québec)


Christian Bilodeau, en méditation, avant l'arrivée des lecteurs!


           

Le mardi 20 mars 2018, la bibliothèque de Montchanin (71 France) 

accueillait l’écrivain québécois, Christian Bilodeau, invité du Centre Francophonie de Bourgogne.


            Christian, en fin de résidence d’auteur à Clamecy (Yonne-France) est venu parler de son dernier roman « Terre de souches ».
 Un hommage en forme de fiction à son arrière-grand-père parti s’installer définitivement, dans la Belle Province, début 20ème siècle et y faire souche.

Christian et Claude Thomas (CFB), modérateur de la rencontre-débat, à la BM de Montchanin (France)

    
      Le débat animé par Claude Thomas, président du Centre Francophonie de Bourgogne, association culturelle francophone, a porté sur « Terre de souches », ses personnages, la terre du Morvan et la Bourgogne, lieux d’origine des migrants Bourguignons, sur les dures conditions de vie pour des pionniers, sur la vie au Québec, à cette époque. Mais aussi, jour de la francophonie oblige, sur la place de la langue française au Québec, de la loi 101, du rôle de l’Eglise catholique, de la situation du Québec francophone parmi des millions d’anglophones.
             Christian a répondu, avec aisance et précision, aux questions posées ; et, en fait, c’est une partie du Québec qui s’est invité, ce soir-là, à Montchanin, avec l’accent en plus.
            Christian ayant introduit, dans son récit, des faits historiques comme, les deux guerres mondiales ou des faits divers, comme le naufrage du Express of Ireland, a donné à son roman une dimension plus authentique, d’où l’intérêt des auditeurs présents.
            Le modérateur de la soirée n’a pas manqué de lui demander de parler de son implication dans la Fondation Felix Leclerc et de ses prochains projets d’écriture.
            Accueillis par l’adjointe à la culture, Marylène Bonetti, les auditeurs ont pu partager, ensuite, le verre de l’amitié et échanger avec l’auteur qui a dédicacé de nombreux ouvrages.
            A noter que sont venus nous rejoindre, pour cette rencontre-débat, l’adjointe chargée de la BM, Chantal Lebeau et le président de Bourgogne-Québec, Georges Pierre.
 Belle soirée francophone en présence d’un Québécois, le jour de la francophonie...
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Christian et Marylène Bonetti, adjointe à la culture de la ville accueillante


Une salle très attentive et intéressée





























Voici les deux autres romans de Christian Bilodeau (Québec)



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Voici une présentation de "Terre de souches", à l'intention des lecteurs du fonds francophone (5100 ouvrages) à la BM de Le Breuil, (France)

              "Terre de souches"
               Auteur: Christian BILODEAU
                    Editeur  Vivat
                    Genre: roman
                    Pays: Québec

           Christian Bilodeau entreprend le récit de la vie d’un couple de Bourguignons, Antoine et Emilie, parti d’Auxonne et de Pluvet pour s’établir au Québec, le 4 mai 1907.
C’est Antoine qui raconte. Lui-même originaire d’Auxonne, d’abord boucher-charcutier, puis transbordeur de grumes de bois du Morvan, de Clamecy à Paris, l’idée lui vient de prendre l’air et de s’expatrier.
              Emilie est fille d’agriculteur et après l’Ecole Normale, enseigne comme institutrice.
 Ils se marient, travaillent, ils vont vivre à Paris à Suresnes car Emilie a des soucis d’asthme ; mais l’idée du grand large titille Antoine et ils décident de partir au Québec, aidés par les organismes québécois. Emilie est enceinte d’un 2ème bébé, quand ils prennent le bateau, « le Sardinian ». Le futur bébé naîtra donc américain.
          Christian Bilodeau dévoile ce qu’a été la traversée, l’arrivée, l’installation et toute la difficulté de s’adapter aux conditions climatiques extrêmes de ce nouveau pays, très froid en hiver et aux étés continentaux.
         Comme tous pionniers, Simon et Emilie doivent s’adapter à une vie précaire : logement en bois et froid en hiver, maragouins voraces, pas d’école, médecin éloigné, terre à défricher. Mais leur jeunesse, leur courage, la solidarité entre arrivants, l’obligation de s’en sortir, les poussent à trouver des solutions.
         Outre l’agriculture et un peu d’élevage, Simon fera le bûcheron, le maçon, le tâcheron dans une usine de pâte à papier, industrie en plein essor. Car il est courageux et débrouillard.
Un souci de taille et récurrent, les ronge : l’éloignement de leurs parents et de la France.
Les difficultés extérieures vont compliquer la vie : le manque d’argent, les 2 guerres mondiales, la grippe espagnole, le krach boursier…
         Le père d’Emilie vieillit et supporte mal de ne pas voir sa fille et ses petits-enfants. Il se recroqueville sur lui-même. Le frère d’Emilie, Guillaume, frère adoré, décède dans un accident ferroviaire (1909)et le courrier est stoppé à cause du conflit 14-18.
 Le père d’Emilie décède et la mère d’Emilie exprime sa souffrance et sa solitude.
         Mais la vie continue inexorablement. Des enfants naissent et grandissent. Ils en auront 5.
 A la fin de la 2ème guerre mondiale, des expatriés belges décident de rentrer au pays. Emilie se joint à eux pour revoir sa mère. Des places sont retenues sur l’Expresse of Ireland, un paquebot moderne.
        Or dans la nuit du départ un bateau charbonnier, éperonne dans le brouillard le paquebot qui coule en peu de temps emportant ses passagers au fond du St Laurent. Au village tout le monde croit à la disparition d’Emilie avec un peu d’espoir puisqu'on annonce des survivants. Mais le hasard faisant bien des choses, un voleur a dérobé, avant le départ, le sac d’Emilie avec les billets, l’empêchant d’embarquer. 
      Un accueil chaleureux de toute la région est organisé à son retour
      Ce roman de vie s’achève par la célébration des 40 ans de séjour au Québec. 
Sont réunis des amis de la 1ère heure et surtout leurs 5 enfants avec leurs conjoints et leurs 12 petits enfants. Et en cadeau, 2 billets d’avion pour revenir voir les lieux bourguignons de leur jeunesse.
       Les habitations, les lieux sont là mais ont disparu leurs parents respectifs qui n’auront jamais connu leurs petits-enfants.
La nostalgie se mêle à la joie du retour, le lot de tout expatrié. Seul accroche, leurs enfants et petits-enfants.
      Roman intéressant qui nous sensibilise à la réalité de ces migrants, désormais « les souches » du Québec.

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13 février 2018

Le dernier roman d'Armel Job

  Une femme que j’aimais

              Armel JOB ((Belgique)
                                        Editions Robert Laffont 

              Superbe roman, mi policier mi thriller, à la Simenon, sur fond de chroniques locales.
             Le récit
              Claude, jeune aide-pharmacien, à Charleroi, célibataire, reste très attaché à sa tante, la belle Adrienne.  Adrienne, née Vanhout, est l’épouse de l’oncle André Jansens, le frère du père de Claude. André, aujourd’hui décédé, tenait une boucherie charcuterie, aidée au comptoir par sa femme, Adrienne.
         
             André Jansens, ancien baroudeur, soldat en Corée l’avait épousée, contre toute attente, malgré de nombreux prétendants, plus ou moins déclarés.

 Claude a pris l’habitude de rendre visite à sa tante, chaque semaine, dans sa grande maison, la Villa Circé.
            Adrienne aime ce neveu qui ne l’a pas oubliée. Julie et Philippe, ses propres enfants la délaissent et les parents de Claude voient d’un mauvais œil ces visites régulières. C’est que le passé est lourd de sous-entendus. Les femmes la mère de Claude et Adrienne ne s’apprécient guère.
            Or, lors d’une visite hebdomadaire, sa tante ne vient pas l’accueillir comme à son habitude. Et pour cause, elle git inanimée dans sa cuisine.
Il relève le corps, l’installe sur une table, remarque qu’elle a la nuque brisée et appelle sa mère. Mais dans son esprit un doute subsiste : chute mortelle ou assassinat ?
          Ses parents, surtout sa mère, le dissuadent de signaler ses doutes à la police car il serait le 1er accusé.
 Il se rappelle alors, que, lors d’une visite, sa tante lui avait dit vouloir lui confier un secret. Secret qu’il ne souhaitait pas entendre pour ne pas entrer dans l’intimité de sa tante. Mais désormais, il s’interroge et décide de chercher quel était ce secret.
 Après l’enterrement, commence sa propre enquête. Et il va aller de surprises en surprises.
          Les remplaçants de son oncle à la boucherie, surtout, l’épouse, la soupçonnaient d’avoir un amant, un modeste électricien, qu’elle allait voir tous le vendredis après-midi, un certain Colbers. Après contact avec l’ancien serveur du café, Norbet  Bonami, aujourd’hui en maison de retraite, et vérification auprès de la veuve Colbers, qu’il a dénichée, le mari n’avait pas d’amante.
         Entre temps, sa cousine Julie, lui remet une grosse enveloppe d’Adrienne. Et à l’intérieur, les lettres d’amour qu’il y découvre, orientent ses recherches.
De fil en aiguille, Claude apprend que sa tante a aimé passionnément un mineur Italien, le beau Calogero et qu’il logeait chez une dame, une certaine madame Potelle.
          Adrienne a été mère à 17 ans ; son père l’a éloignée du domicile parental, pour éviter le scandale. Elle a été accueillie chez la sœur d’un prêtre, le père Paul, ancien enfant juif converti, dont les parents sont morts lors de la Shoah.
 Le père Paul est adulé par les gens. Il est dévoué, généreux et a beaucoup aidé les familles de mineurs lors de la grande catastrophe où a péri, hélas, Calogero. Mais il découvre aussi un personnage trouble, à plusieurs facettes.
          Claude apprend qu’Adrienne se faisait aussi appeler Angelina. Qu’elle avait fréquenté, comme ses parents, la JEC/JOC animée par le père Paul. Que tout le monde était attiré par la beauté d’Adrienne, son père, son oncle et même le père Paul.
          Petit à petit, Claude découvre qu’Adrienne/Angelina avait une fille, Nadine, un amour de Calogero, aussitôt retirée à la naissance et adoptée par les époux Colbers.
Le soupçon de meurtre demeure. Qui est l’auteur ? Son propre père ? Une femme jalouse ?
          Il rencontre Nadine, la fille d’Adrienne qui s’est éloignée de Charleroi et de ses parents adoptifs et qui, visiblement, a tiré un trait sur son passé encombrant.

 Claude découvre enfin comment est morte Adrienne.
          Armel Job tisse son action en entremêlant l’histoire de la Belgique, en analysant en permanence le comportement secret de chaque personnage, en pointant du doigt, les haines, les amours, les passions, les souvenirs, la nostalgie, les regrets, les doutes. Il excelle à décortiquer les codes sociaux de l’époque et discute le comportement des institutions d’alors, dont celui de l’Eglise.
Et pour court circuiter l’intuition du lecteur, Armel Job va même imaginer de fausses pistes.
         Roman de grande qualité, palpitant. Style agréable.
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Citations:

« Quand on tient à ses illusions, c’est fou ce que l’imagination peut aller chercher. » (p.83)

« Par quel abus exorbitant, quelqu’un peut-il s’arroger le droit de s’emparer de l’âme d’autrui ? Y a -t-il quelque chose de plus inaliénable que la conscience ? » (p.194)

(Que faire) « Devant la détresse de ceux qui n’ont que la superstition comme réconfort » (p.199)

« Les curés disent qu’il n’y a pas de foi sans les œuvres, mais il y a des oeuvres qui se passent allègrement de la foi » (p.205)

« On ne désire rien si fort que ce qui est refusé » (p.256)

« Autant le malheur est résistant le plus souvent, autant le bonheur ne tient qu’à un fil » (p.256)

« On est plusieurs personnes successives dans la vie. L’adulte en qui on se transforme fait bien des fois regretter aux parents l’enfant dont il est issu » (p.264)

 « Les enfants n’ont pas à demander raison des actes de leurs parents. Les parents ont vécu, les enfants feront de même, de leur mieux » (p. 277)

« Une mère naturelle reçoit son enfant, une mère adoptive l’acquiert » (p.278)
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Armel JOB en lecture
                      Armel Job et né en 1948 à Durbuy (Belgique) non loin de Liège, dans une famille qui comptait quatre garçons. Son père était matelassier. Il fait ses études secondaires comme interne dans le bastion des études classiques du Luxembourg, le séminaire de Bastogne. Il y acquiert une solide formation axée sur les langues anciennes. Ensuite, il entre à l’université de Liège et acquiert le titre de licencié agrégé en philologie classique.    
                  À partir de 1970, il enseigne le grec et le latin pendant vingt-trois ans au séminaire de Bastogne. Au cours de cette période, il publie de nombreux articles philologiques et pédagogiques. En 1993, il prend la direction de son école, poste qu’il quitte en 2010 pour se consacrer entièrement au roman. 
                 Il est l’auteur d’une vingtaine de romans et de 2 pièces de théâtre.  Armel JOB est un auteur majeur de la littérature contemporaine d’expression française belge.      
               C’est ainsi qu’il collectionne les prix : 
      -Prix René-Fallet (2001) du 1er roman pour Femme manquée
      -Prix Victor-Rossel des jeunes (2002), le Goncourt belge et le prix des lycéens (2003) pour Héléna Vannek (éd. Robert Laffont et Mijade)
       -Le prix Simenon (2010) pour Tu ne jugeras point et à nouveau
      le Prix des lycéens (2011) pour ce même roman.
            A noter que la plupart des oeuvres d'Armel JOB sont disponibles à la BM du Breuil (Saône et Loire-France), siège du fonds francophone du Centre Francophonie de Bourgogne.


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